Élevage de Cocker Anglais

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dressage du Cocker Anglais par Guy Fondacci


Merci à Guy pour la rédaction et son autorisation de publier cet article

.Les quelques articles qui vont suivre s’adressent aux chasseurs qui


s’intéressent de plus en plus au Cocker Anglais, qui n’ont pas les
moyens de faire une dépense importante pour mettre leur chien au point,
ou qui tout simplement veulent éprouver plaisir et satisfaction
en le faisant eux-mêmes.
La lecture de ces quelques pages va leur permettre de recevoir
des conseils élémentaires, des données minutieuses mais en même
temps simples pour qu’ils puissent arriver à de bons résultats.
Ainsi certains, beaucoup plus facilement qu’ils ne le supposaient jusque
là feront de leur Cocker Anglais le plus utile et le plus agréable des
compagnons de chasse qu’il soit possible de trouver.

Vous voilà dresseur amateur.

Il vous faut en un premier temps posséder :
1. Quelques qualités :

- Le calme de celui qui maîtrise ses nerfs pour être digne de commander.
- La patience et la persévérance, sinon pas de résultat.
- Le tact qui permet de doser douceur et sévérité.
- La précision qui vous permettra de simplifier les méthodes et les ordres.

2. Un vocabulaire adapté :

Cinq mots suffisent : Viens, Assis, Down, Apporte, Donne.
A distance : utilisation du sifflet et du geste.

1 coup long bras levé à Down.
2 coups brefs à Changement de direction.
Plusieurs coups brefs à Rappel.
Bras tendu à Direction à prendre.

3. Connaître les principes de base du dressage :
Explication du mouvement que l’on veut obtenir en le décomposant en éléments simples.
Répétition du mouvement jusqu’à obtention du résultat parfait.

Les 4 thèmes abordés :
A. L’ASSIS
B. LE DOWN
C. LE RAPPEL
D. LE RAPPORT

A. L’ASSIS :


 

 

C’est le premier mouvement que vous devez faire exécuter à votre Cocker. Il ne présente aucune difficulté.
L’assis a une très grande importance, c’est un bon moyen d’immobilisation et une étape nécessaire aux apprentissages suivants, en particulier le Rapport.

La leçon :
Accroupissez-vous auprès de votre chien, placez votre main droite sous sa gorge pour maintenir sa tête haute, commandez alors « Assis ! » en exerçant avec votre main gauche une pression sur la croupe de l’animal jusqu’à l’obliger à fléchir ses pattes arrières et s’asseoir.
Maintenez la pression pour que le chien garde la position quelques secondes, flattez-le en même temps puis relevez-le et donnez-lui une friandise.
A force de répétitions journalières (3 ou 4 petites séances de 5 mn) vous obtiendrez au bout de peu de temps un résultat parfait. Le chien s’assiéra à l’ordre et ne se relèvera que lorsque vous le lui aurez commandé.

B. LE DOWN :


Le down, c’est le frein que nous actionnons dans l’urgence, il a aussi le grand avantage de permettre chez le Cocker d’obtenir facilement l’immobilité à l’envol du gibier.

Leçon n°1 :
Dans votre jardin, vous tenez avec votre main gauche votre chien en laisse courte, vous placez votre main droite en avant du garrot de l’animal, vous exercez une pression vers le bas jusqu’à obliger le chien à fléchir les pattes et amorcer la descente, ceci tout en ordonnant : « down, down ! ». Continuez à presser vers le bas sur le cou de l’animal jusqu’à obtenir la position attendue. Maintenez légèrement la pression pour que le chien garde la pose quelques secondes (récompensez à la fin du geste). Répétez cet exercice 2 à 3 fois, 5 mn par jour, vous allez vite vous rendre compte que l’apprentissage se fait, votre pression de main sur le cou aura besoin d’être de moins en moins importante jusqu’à ne plus être nécessaire.
Lorsque le chien se couchera sans hésitation : « Down ! ». Accompagnez votre ordre d’un long coup de sifflet tout en levant bien haut votre bras droit.
Répétez cet exercice à tous les moments de la journée en particulier avant tous les moments de détente que vous proposez à votre chien et même avant la distribution de ses repas.

Leçon n°2 :
Le « Down ! » rendra toute son utilité quand il pourra être provoqué à distance, ce sera l’objectif de cette leçon.
Mettez votre chien au « down », éloignez-vous lentement à 4 ou 5 m de lui en répétant calmement « down ! down ! » votre bras droit levé et en donnant de longs coups de sifflet.
Si le chiot inquiet se lève et vient vous rejoindre, récupérez-le calmement, ramenez-le à sa position de départ, repositionnez-le au down avec les ordres habituels. Ceci jusqu’à ce qu’il reste de lui-même à 4 ou 5 m de vous.
Récompensez-le et libérez-le d’un « Allez ! ».
Dès que cet exercice sera assimilé, graduez les exercices suivants en commandant le down à des distances de plus en plus grandes jusqu’à environ 20 m, en augmentant aussi la durée de tenue de la position.

Leçon n°3 :
Grâce à la répétition et à l’entraînement, votre chien se met systématiquement au down à votre demande, il a bien compris, mais ce n’est pas suffisant. Vous devez maintenant le faire mettre au down dans toutes les circonstances en particulier en action de chasse au départ d’un lapin ou à l’envol d’un perdreau.
Au cours d’une sortie sur un territoire de chasse, votre chien prendra une émanation, emporté par sa fougue il mettra un oiseau à l’envol et le poursuivra gaiement. Profitez de la situation pour ordonner le Down. Le chien n’aura certainement que faire de votre ordre. Calmement allez le récupérer, ramenez-le à l’endroit où il a débuté sa poursuite, mettez-le au down et laissez-le ainsi 5 à 10 mn.
Au cours des sorties suivantes faites de même, votre chien va vite comprendre que sa course éperdue ne vous satisfait pas.
Vous pouvez renforcer cet apprentissage à l’occasion de la rencontre du chien avec un gibier que vous aurez vous même lâché (pigeon, lapin). Vous profiterez de ce type d’exercice pour associer à votre commandement Down un coup de pistolet à blanc.
Au bout de nombreuses répétitions, vous obtiendrez un chien qui restera immobile au départ du gibier, et qui sera prêt à partir au commandement pour le Rapport.

C. LE RAPPEL :
Un exercice primordial à soigner particulièrement, car un chien et en particulier un cocker qui ne revient pas au premier signal est inutilisable à la chasse, désagréable pour le chasseur et ses voisins.
Vous sortez le chiot à jeun, laissez-le un peu gambader puis accroupissez-vous en frappant sur votre cuisse droite, vous commandez : « viens ! » et quelques coups de sifflets brefs.
Votre chien a confiance en vous et vous adore, il accoure chercher la friandise que vous lui remettez aussitôt après l’avoir fait asseoir (répétez l’exercice).
Votre chien est cabochard : passez lui un collier auquel vous attacher une ficelle d’une dizaine de mètres. Vous tenez la ficelle et vous ordonnez : « viens ! » en ponctuant votre demande de quelques coups de sifflet brefs. Le chien n’obéit pas, appliquez une sèche traction sur le lien et amenez le chien à vous, faites-le asseoir et récompensez-le. Répétez cet exercice autant de fois que nécessaire.
A la chasse, si votre chien emporté par la passion se retourne aux coups de sifflet ne revient pas : cachez-vous derrière un buisson et rappelez votre compagnon même si c’est une forte tête et a une peur bleue de vous perdre. A force d’utiliser cette « ruse de sioux », vous verrez votre chien se retourner vers vous fréquemment pour s’assurer de votre présence.
Attention, même si votre chien n’a pas obéi tout de suite à votre rappel, gardez votre calme et quand il revient à vous ne le corrigez pas, au contraire flattez-le et récompensez-le.

D. LE RAPPORT :
Le cocker rapporte presque toujours naturellement, il le fait en jouant. Très jeune, souvent il étonne ses maîtres par la facilité avec laquelle il prend en gueule un oiseau pour le rapporter.
Ce résultat n’est que rarement durable, le chien rapportant naturellement vieillira, il aura moins la passion du jeu et un jour vous serez surpris de le voir refuser catégoriquement de vous rapporter un perdreau. C’est pour cela que la mise au rapport forcé de votre chien s’impose.

1ère étape du dressage au rapport : (autant de leçons qu’il le faudra pour obtenir le résultat, cela peut être très variable d’un chien à un autre).

Ces premières leçons peuvent avoir lieu à la maison. Il vous faudra vous procurer un petit apportable d’environ 400 g qui peut être une altère de bois ou un petit sac de toile bourré de chiffons et de plumes. Il faudra aussi avoir à portée quelques friandises dont le chien est gourmand.
Placez le chien en laisse devant vous, faites-le asseoir, soutenez sa tête en plaçant votre main gauche sous sa gorge, pouce en avant.
Avec votre main droite, présentez contre son museau l’apportable en commandant : « apporte ». Le chien ne réagit pas avec votre pouce et votre index gauche, entrebâillez ses mâchoires et placez l’apportable dans sa gueule. Continuez à flatter le chien et à commander doucement : « apporte » pour lui faire garder l’objet en gueule. Dès que le chien a gardé l’apportable quelques secondes, reprenez celui-ci en disant « donne » et donnez aussitôt la récompense.
Si le chien ne lâche pas l’apportable, pressez avec votre pouce et votre index les babines sur les crocs en ordonnant « donne », le chien ouvrira sa gueule.
Recommencez cet exercice une dizaine de fois matin et soir jusqu’à obtenir un résultat parfait.

2ème étape :
Votre chien est en laisse assis à vos côtés, avec votre main droite vous allez lui présenter l’apportable à 20 cm devant le museau légèrement plus bas (environ 10 cm) que sa ligne de dos.
Commandez « apporte » et guidez la tête du chien vers l’objet en vous aidant de la laisse.
Le chien saisit l’objet, laissez-le lui en gueule quelques secondes, commandez « donne », récupérez l’objet, donnez la récompense.

La contrainte : cela n’est pas toujours aussi simple. Il se peut que le chien refuse d’ouvrir la gueule et d’aller prendre l’objet. Il va falloir alors user d’un moyen qui pourra paraître barbare à certains mais qui s’impose pourtant : « la contrainte physique ».
Placez-vous sur le côté de votre chien, récalcitrant assis et tenu en laisse. Présentez de la main droite l’objet, commandez « apporte » tout en pressant avec la pointe de votre chaussure sur la patte arrière de votre chien. Il va pousser un petit cri et pour cela desserrer les mâchoires, profitez-en pour enfouir l’apportable dans sa gueule. Flattez-le en répétant « apporte, apporte ». Puis faites-vous donner l’objet contre récompense.
Dès que votre chien effectue parfaitement cet exercice sans plus avoir besoin de contrainte, passez de la même façon au ramassage de l’apportable au sol.

3ème étape :
Quand votre chien sans contrainte, uniquement à votre commandement, prendra franchement l’objet à terre, éloignez-vous de lui de 4 à 5 m et commandez : « viens ! ». En cas de refus, tirez en même temps sur la laisse.
Vous commandez ensuite : « assis » et « donne » et vous récompensez.
Après quelques leçons, vous pouvez sans avoir recours à la laisse, voir votre chien rapporter l’objet depuis 10, 20 ou 30m.

4ème étape : (entre apportable et gibier)
Prenez un pigeon domestique mort ou un perdreau, enrobez-le d’une large bande de scotch ou sparadrap afin que n’apparaissent que la tête, les pattes et la queue.
Vous reprenez avec ce nouveau type d’apportable les précédents exercices (avec ou sans contrainte) jusqu’à ce que le dernier exercice soit exécuté parfaitement. Vous passez alors à un exercice nouveau.
Placez votre chien en position assis, vous traînez l’apportable en ayant soin que la fin de la traînée se fasse hors de sa vue. Vous revenez vers le chien et commandez : « apporte ! ».
Au début, vous pouvez guider votre élève du geste au fur et à mesure des progrès. Faites le moins de gestes possibles, et si le chien revient sans l’apportable ne l’acceptez pas, conduisez-le calmement au pigeon ficelé et faites-le lui ramasser.

5ème étape : le rapport du gibier
Attention, votre chien qui rapporte impeccablement vos apportables y compris « l’oiseau momifié », ne va peut être pas du premier coup faire la même chose avec un perdreau ou un faisan.
Il vaut mieux, avant de le mettre en situation de rapport à la chasse, lui faire exécuter quelques exercices à la maison avec du gibier (perdreaux, bécasses et au final faisans).
Dès que ceci sera parfait, vous pourrez à la chasse commencer à lui faire rapporter de temps en temps une pièce fraîchement tuée.
Bon courage et bonne chasse avec votre Cocker Anglais !

 

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